L'impact du DPE sur le marché immobilier français

Publié le 25 Février 2024

D'ici à 2034, les 11 millions de logements les plus énergivores du parc français seront progressivement interdits à la location en raison de leur mauvais Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Cette réglementation a en effet entraîné une chute drastique des annonces locatives. Entre fin 2022 et début 2023, le nombre d'annonces pour des logements qualifiés de « passoires thermiques » a diminué de 40 % à l'échelle nationale, avec une baisse encore plus prononcée à Paris (60 %). Les professionnels de l'immobilier pointent du doigt des échéances trop courtes et une incertitude quant à la capacité des ménages à financer les travaux de rénovation nécessaires. Ils incriminent également une fiabilité relative des DPE réalisés.

De nombreux propriétaires préfèrent donc vendre leurs biens plutôt que de s'engager dans des travaux coûteux et complexes. Cette tendance a entraîné une augmentation significative du nombre d'annonces de « passoires énergétiques » à vendre, avec une hausse de 19 % des logements énergivores mis en vente en 2023 par rapport à 2020.

Cependant, cette transformation du marché immobilier n'est pas sans conséquences sur le marché locatif. Avec la diminution du nombre de biens disponibles à la location, les prix des loyers risquent de connaître une hausse manifeste. Pour éviter cette situation, certains acteurs plaident en faveur de mesures visant à soutenir les propriétaires dans leurs travaux de rénovation thermique. Ils mettent de plus en garde contre une éventuelle augmentation des locations sur des plateformes telles qu'Airbnb pour préserver les marges des propriétaires.

L'évolution future du marché locatif et des prix des loyers dépendra alors largement de la manière dont les acteurs du secteur sauront s'adapter à cette nouvelle réalité.

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